Un exosquelette pour empêcher les personnes fragiles de tomber

Chez les personnes âgées de plus de 65 ans, les chutes représentent la première cause de décès accidentel. Un constat qui ne serait bientôt plus d’actualité grâce à un prototype d’exosquelette capable de prévenir les chutes et de rétablir l’équilibre.

Une équipe de scientifiques met au point un exosquelette capable de détecter les chutes

Une équipe de scientifiques et d’ingénieurs de la Scuola Sant’Anna et de l’Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) a mis au point un prototype d’exosquelette à détection de mouvements, capable de compenser en temps réel les effets d’un déséquilibre et de restaurer la stabilité de l’utilisateur. Par quel moyen ? En générant des contre-mesures au niveau des hanches, qui remettent l’utilisateur sur le « droit chemin ». Spécifiquement conçu pour les personnes âgées, ce prototype est particulièrement innovant. Cette innovation à la portée médicale incontestable est la seconde réalisation médiatisée à inscrire au crédit du professeur Micera et de son équipe, puisqu’ils ont déjà mis au point en 2014 une main bionique capable de retransmettre le sens du toucher à un homme amputé de la main.

L’exosquelette : une technologie biomécanique inspirée… des invertébrés

Depuis qu’ils sont apparus pour la première fois dans l’imagination enfiévrée des auteurs de science-fiction des années 50, les exosquelettes ont fait du chemin. Ces équipements biomécaniques désormais très perfectionnés consistent à apposer sur le corps humain une structure mécanique qui vient en renfort du corps. Le but ? Corriger ses défaillances et améliorer ses performances. Ce dernier point intéresse d’ailleurs particulièrement les armées, qui y voient le moyen d’assister leurs soldats dans l’effort fourni sur le terrain et de décupler leurs forces. Véritable incarnation du transhumanisme, l’exosquelette est pourtant directement inspiré des invertébrés : ils sont en effet nombreux – des crustacés aux mollusques, en passant par les insectes – à porter leur squelette « à l’extérieur ». Ainsi munis de leur épaisse carapace, leurs organes les plus fragiles sont contenus et protégés des chocs et des dangers extérieurs.

L’exosquelette à usage médical, une aide précieuse à l’autonomie des personnes fragilisées

La plupart des exosquelettes à usage médical sont encore à l’état de prototypes. Leurs performances n’en sont pas moins épatantes : ultralégers, munis de capteurs en mesure de lire les impulsions électriques nerveuses, ils enveloppent le corps sans l’alourdir. De quoi soulever de nombreux espoirs quant à leur usage en faveur de personnes handicapées ou à l’autonomie réduite. Un projet d’exosquelette robotisé ambitionne d’ailleurs de permettre aux personnes tétraplégiques de remarcher par la seule force de la pensée : un implant situé à l’arrière de la tête jouerait le rôle d’une interface entre le cerveau et la machine et permettrait de déclencher les mouvements des membres. Néanmoins, comme pour l’exosquelette des scientifiques de la Scuola Sant’Anna et de l’EPFL, le projet n’en est qu’à ses balbutiements : l’annonce spectaculaire est donc à prendre avec prudence.

La technologie de l’exosquelette est également exploitée à des fins collaboratives : les « cobots » se préparent à investir le monde professionnel pour soulager les hommes dans la pénibilité de certaines tâches.

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