Argent : comment emprunter en situation de handicap ?

Emprunter à la banque ou à tout autre organisme de prêt, ce n’est malheureusement toujours pas évident pour une personne en situation de handicap. Voici quelques conseils pour vous aider à obtenir un crédit.

Bien remplir le questionnaire de crédit

Avant d’octroyer un crédit, les organismes de crédit font souvent remplir un questionnaire au souscripteur. Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous devez remplir ce questionnaire de manière à convaincre le prêteur que malgré votre handicap, vous êtes une personne solvable, qui n’aura aucun mal à tenir ses engagements. Si vous êtes salarié et que vous souffrez d’une invalidité partielle, du fait de votre handicap, indiquez que vous êtes employé, en mentionnant le type de votre contrat de travail. Vous n’aurez qu’à déclarer la pension d’invalidité au titre de revenus complémentaires.

Adressez-vous à un organisme de crédit pour handicapés

Un organisme de crédit traditionnel rechigne encore trop souvent à octroyer un crédit à une personne en situation de handicap. Pour multiplier vos chances d’obtenir un prêt, il est préférable de vous adresser à des organismes qui proposent des crédits adaptés aux personnes handicapées. Ces institutions ne font pas de différence entre un emprunteur classique et un autre en situation de handicap. Toutefois, en appliquant la convention AREAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), elles ont mis en place des assurances de crédits spécialement conçues pour couvrir les risques de non remboursement.

En d’autres termes, les assurances de prêt proposées par ces organismes sont flexibles, surtout pour les personnes handicapées justifiant d’un emploi, qui ont donc un revenu régulier. Tout comme les emprunteurs dits « valides », les personnes en situation de handicap peuvent obtenir un prêt à la consommation, un crédit auto ou encore un prêt immobilier auprès de ces organismes spécialisés dans le crédit pour handicapés.

Les autres crédits spécifiques pour les personnes handicapées

Les organismes peuvent aussi offrir un crédit AAH aux personnes en situation de handicap. Ce type de crédit est exclusivement réservé aux emprunteurs qui touchent l’allocation aux adultes handicapés ou AAH. Il a été spécialement mis en place pour permettre aux allocataires de l’AAH, souvent négligés par les institutions bancaires, en raison de leur revenu assez bas. Ce prêt est disponible auprès de nombreuses banques et institutions financières. Il peut prendre plusieurs nom : crédit pour AAH ou encore microcrédit AAH.

Le crédit CAF constitue un autre crédit auquel les personnes en situation de handicap peuvent prétendre. Il est mis en place par la Caisse des Allocations Familiales pour aider les personnes invalides à trouver un financement pour réaménager leur logement afin d’améliorer leur confort de vie. Ce prêt est pourtant un emprunt restreint puisqu’il n’est octroyé qu’aux personnes bénéficiant d’un certain niveau de revenu. Le montant de l’emprunt est plafonné à 2 500 euros par type de travaux.

Le prêt d’honneur pour handicapé a pour objectif d’aider les personnes en situation de handicap à monter leur propre entreprise. Il s’agit d’un crédit sans intérêts sur l’honneur. Pour bénéficier de ce crédit, il faut être en situation de handicap, bien sûr, mais aussi n’emprunter que 5 000 euros, maximum. Le remboursement doit se faire dans un délai de 36 mois.

 

Comment obtenir la PCH, la prestation de compensation du handicap ?

La prestation de compensation du handicap est une aide financière attribuée aux personnes (adultes ou enfants et adolescents) souffrant d’un handicap. Versée par le département de résidence, elle permet de rembourser les dépenses liées à la perte d’autonomie. Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les conditions d’attribution ? À quel organisme s’adresser pour obtenir cette compensation ? Voici quelques réponses à ces questions.

La PCH en détails : les conditions d’attribution

La PCH est une aide personnalisée, c’est-à-dire qu’elle répond aux besoins de chacun. Si votre handicap nécessite un aménagement de votre voiture ou de votre logement par exemple, la PCH prendra en charge les frais engagés à cette encontre. De même, si vous avez besoin d’une assistance à domicile, le salaire versé à cet effet sera pris en charge. L’attribution de cette aide financière dépend toutefois de votre degré d’autonomie tout d’abord mais également de votre âge, de votre lieu de résidence ainsi que de vos ressources.

La PCH est attribuée aux personnes qui sont dans l’impossibilité totale ou partielle de se déplacer, de se laver ou de communiquer, entre autres. Un adulte dans ce cas peut percevoir la PCH s’il a moins de 60 ans même si, dans certains cas, il est possible de la demander jusqu’à 75 ans (si vous travaillez encore par exemple). Un enfant peut aussi bénéficier de cette aide mais il doit avoir moins de 20 ans et ses tuteurs doivent au préalable toucher l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Enfin, il faut résider en France : les étrangers devront ainsi fournir une carte de résident ou un titre de séjour valide. Quant aux ressources, si elles ne sont pas une condition réelle de l’obtention de la PCH, elles déterminent toutefois le taux de prise en charge.

Les démarches pour percevoir la PCH

Puisque la PCH est une aide versée par le département, vous devrez vous adresser à la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de votre lieu de résidence. Dans le dossier que vous soumettrez, il faudra bien entendu prouver que vous répondez aux conditions d’âge et de résidence. Pour l’évaluation de l’autonomie, vous devrez fournir un certificat médical récent mais également détailler un projet de vie. Dans ce dernier, vous raconterez une journée type en mentionnant toutes les difficultés (douleur, fatigue,…) que vous rencontrez dans votre vie quotidienne. Il ne faudra rien sous-estimer parce que c’est sur cette journée type que se basera l’évaluateur. À partir du moment où vous aurez déposé votre demande, il faudra compter entre 4 et 6 mois pour obtenir une réponse.

Quels sont les besoins pris en charge ?

On a coutume de répartir les éléments de la PCH en cinq parties :

  • L’aide humaine, consacrée à rémunérer les personnes vous assistant au quotidien (l’aide ménagère n’est pas concernée) ;
  • L’aide technique (fauteuil roulant, plage braille, lève-personne…) ;
  • L’aménagement du logement ou du véhicule et les surcoûts liés aux transports
  • Certaines dépenses spécifiques ou exceptionnelles (protections pour l’incontinence, surcoût pour des vacances adaptées…)
  • L’aide animalière (pour les chiens guides d’aveugle notamment).

Cohabitation intergénérationnelle : des crèches implantées dans des maisons de retraite

Alors que la population française est en perpétuel vieillissement, le bien-être des personnes âgées et leur isolement est une priorité. Et si les « crèches intergénérationnelles » étaient la solution ? Si la maison de retraite et la crèche paraissent à des lieux l’une de l’autre, certains établissements ont décidé de miser sur leur cohabitation. Le maître-mot est le partage intergénérationnel pour le bonheur des plus petits et des séniors.

Une cohabitation entre enfants et séniors

Si au Canada ou en Belgique le système de partage des locaux entre enfants et personnes âgées a fait ses preuves, la France ne dispose que d’une vingtaine de maisons de retraite ou d’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) cohabitant avec une crèche ou un établissement d’accueil pour enfants.

Certaines infrastructures se prêtent au jeu afin de trouver une solution quant à l’isolement de ses occupants. Si le concept paraît novateur, il a pourtant été expérimenté en 1992 par la Résidence de l’Étang à Marcillé-Robert qui continue à cohabiter et accueillir des enfants de 4 mois à 4 ans de la garderie Coccinelle. De même, dans la ville d’Aspiran la crèche À Petit Pas est installée dans l’EHPAD mutualiste Gerard Soulatges. Cette crèche possède une entrée indépendante mais peut aussi être accessible par le hall de l’EHPAD afin de favoriser la proximité avec les séniors. En 2008, le 19ème arrondissent de Paris inaugure la crèche La Môme dans la maison de retraite Édith-Piaf aménagée pour l’occasion.

Les bienfaits d’un partage intergénérationnel

Ces résidences et bien d’autres organisent plusieurs fois par semaine des ateliers (cuisine, peinture, jardinage…) entre enfants et séniors. Ces activités se font soit en groupe, soit par binôme afin de rapprocher les générations et d’en tirer un certain bienfait physique et psychologique.

La proximité avec les enfants permet de remédier au sentiment de solitude trop répandu chez les séniors. Ils sont un petit bol d’air frais qui leur redonne goût à la vie en empêchant tout isolement. De plus, les enfants et les activités proposées permettent le stimulus cérébral et physique des personnes âgées ce qui ralenti les effets du vieillissement.

À l’inverse, la présence des séniors apaise les enfants généralement très actifs. Leur comportement se calque sur un rythme qui n’est pas le leur et qui les interpelle. De ce fait, les enfants deviennent plus attentifs et sont ouverts à recevoir les connaissances de leurs ainés. Ils développent également leur sens de l’empathie et de l’entraide.

Des mesures nécessaires

Si ce projet intergénérationnel est bénéfique, il n’est pas sans difficulté. En effet, intégrer une crèche dans une maison de retraite nécessite de faire appel à un architecte. Il faut repenser les lieux de manière à ce que les deux populations puissent être autonomes tout en pouvant interagir.

Quant aux professionnels, ils doivent être dans la capacité de superviser à la fois les personnes âgées et les enfants lors de leurs regroupements.

Pour finir, les problèmes de santé demeurent les plus importants. Enfants et séniors sont des individus fragiles, des mesures doivent alors être prises pour éviter tout risque de contagion.

Arthrose : quelles sont les solutions pour soulager la douleur ?

Les douleurs causées par l’arthrose sont souvent handicapantes, surtout lorsque la maladie touche les articulations principales comme celles situées au niveau de la hanche, du genou ou encore de la cheville. Les antalgiques et les anti-inflammatoires ne sont pas les seules solutions possibles pour soulager la douleur. Il existe aussi différentes alternatives naturelles qui permettent d’atténuer la souffrance sans prises de médicaments. Quand rien ne soulage la douleur, il est possible de recourir à des alternatives plus radicales : l’intervention chirurgicale. Tour d’horizon des différentes solutions pour soulager la douleur de l’arthrose.

Les médicaments, la solution la plus évidente

Lorsque les premières douleurs articulaires se font sentir, les médecins préconisent la prise d’antalgiques et d’AINS ou anti-inflammatoire non stéroïdien. Quand ces solutions ne se montrent pas très efficaces, le praticien peut aussi proposer des infiltrations de corticoïdes au niveau des articulations. L’injection de corticoïdes permet de diminuer la douleur en l’espace de quelques heures. Par ailleurs, son effet se prolonge dans la durée. Selon l’intensité de la douleur, l’effet d’une injection dure entre quelques heures à deux mois. Si la première injection n’est pas suffisante, il est donc d’en faire une seconde, quelques semaines plus tard. Il faut juste veiller à ne pas dépasser trois injections sur une même articulation.

Les méthodes naturelles pour soulager la douleur

La première méthode naturelle qui permet de soulager efficacement la douleur causée par une arthrose est l’application d’une serviette chaude au niveau de la zone douloureuse. La chaleur permet en effet de détendre les muscles et de réduire ainsi les maux. L’eau et son effet sédatif permettent également d’alléger la souffrance du malade. C’est d’ailleurs pour cette raison que la cure thermale est recommandée dans le traitement des douleurs articulaires.

Certaines plantes comme l’harpagophytum, le bouleau (la sève) et le cassis (le bourgeon) possèdent des propriétés anti-inflammatoires. La prise de 15 à 20 gouttes en teinture mère de ces plantes, 3 fois par jour, pendant une quinzaine de jours, permettrait d’obtenir les mêmes résultats qu’une prise d’anti-inflammatoires classiques.

Les solutions pour prévenir l’apparition des douleurs

Parfois, le simple fait d’améliorer l’hygiène de vie permet d’atténuer les douleurs, voire prévenir leur apparition. Si vous souffrez d’une arthrose, vous devez, certes, préserver vos articulations, mais cela ne vous empêche pas pour autant de faire des exercices physiques. Certains exercices simples permettent de réduire la raideur de l’articulation et de préserver leur mobilité. Par mesure de précaution, demandez toujours l’avis de votre médecin avant de suivre un programme d’exercices. Il est aussi recommandé de ne pas trop forcer et de s’arrêter dès que des douleurs se font ressentir. Le surpoids favorise aussi les douleurs articulaires. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de perdre du poids.

Les massages offrent une autre alternative pour soulager les douleurs. Ils stimulent la sécrétion des morphines naturelles et procurent une sensation de bien-être. Les gestes fermes sont tonifiants et ont pour effet d’améliorer le drainage lymphatique et par conséquent, la mobilité articulaire.

L’intervention chirurgicale, l’ultime recours

Quand aucune de ces solutions ne semble apporter d’amélioration, il reste un ultime recours : l’intervention chirurgicale. L’intervention consiste en réalité en une pose de prothèse. La pose d’une prothèse ne se fait qu’en dernier et ultime recours, lorsque l’arthrose est vraiment handicapante et que les douleurs résistent aux traitements médicamenteux habituels. La pose d’une prothèse se fait le plus tard possible. En effet, si la prothèse peut remplacer la plupart des grandes articulations : genou, épaule, hanche, poignet, cheville, etc. elle n’est pas définitive. Elle finit par s’user au fil du temps. D’une manière générale, sa durée de vie se situe entre 15 et 20 ans. Si l’intervention est faite trop top, la personne risque de se retrouver plus handicapée et sans autre alternative, des années plus tard. En règle générale, la pose de prothèse se fait à partir de 60 ans.

1 Français sur 6 est aidant familial : vers une reconnaissance de ce statut

Un aidant familial est une personne qui donne de son temps et de son énergie pour venir en aide à ses proches en situation de dépendance. L’aidant familial n’est pas vraiment reconnu comme un auxiliaire de l’aidant professionnel, et pourtant, il effectue quasiment les mêmes tâches. Le gouvernement français est actuellement en train de prendre des mesures pour faire évoluer cette situation.

L’aidant familial, de plus en plus nombreux en France

L’article 51 de la loi du 28 décembre 2015, relative à l’adaptation de la société au vieillissement, définit l’aidant ou l’aidante familiale comme une personne qui vient aider une personne dépendante, à titre non professionnel, dans l’accomplissement d’une partie ou de l’intégralité des actes et des activités de la vie courante. Selon les chiffres publiés en 2017 par la fondation April BVA, les aidants familiaux sont au nombre de 11 millions en France. Environ un français sur six fait le choix d’accompagner un proche en situation de dépendance, engendrée par l’âge ou la maladie. Ces onze millions sont ceux qui sont répertoriés comme aidants, mais tout le monde peut à un moment donné de sa vie devenir un aidant familial. Nous pouvons être amenés à nous occuper régulièrement et fréquemment de nos enfants, de nos parents, de nos grands-parents, de notre conjoint ou même de nos voisins et de nos amis devenus dépendants du fait de l’âge ou de la maladie.

Des contraintes quotidiennes souvent oubliées

Un aidant familial passerait environ 40 heures par semaine pour prendre soin de ses proches dépendants. Une telle situation a forcément un impact non négligeable sur la vie personnelle de l’aidant. S’il n’arrive pas à trouver un temps pour récupérer, il finira vite épuisé et perdra son équilibre psychologique. Le baromètre de l’année 2017 publié par la Fondation April affirme qu’environ 24 % des aidants familiaux constatent que leur situation a un impact négatif sur leur santé. Environ 28 % affirment voir la qualité de leur sommeil diminuer. Près de 22 % affirment avoir le moral en baisse.

Une enquête réalisée par France Alzheimer a prouvé que cette situation a aussi un impact négatif sur la vie professionnelle des aidants familiaux. Selon cette enquête, près de 80 % des personnes venant en aide à leur proche atteint d’Alzheimer ont du mal à concilier leur rôle d’accompagnant de vie avec leur activité professionnelle. Pour faire face à la situation, près de 44 % d’entre eux prennent davantage de congés et de jours de RTT.

Une situation en passe d’être améliorée

Il est pourtant difficile de se passer des aidants familiaux. Selon les projections de l’INSEE, le nombre de personnes en situation de dépendance va augmenter au fil des années pour doubler d’ici 2060. Cela s’explique par le vieillissement de la population et l’allongement de l’espérance de vie. Le nombre d’aidants familiaux va aussi suivre cette tendance. Il est ainsi d’une importance vitale de trouver des solutions pérennes pour accompagner ces personnes. Le gouvernement français y pense sérieusement et commence à prendre des mesures pour améliorer la situation de l’aidant familial. Depuis le 1er janvier 2016, le statut d’aidant familial est reconnu légalement, par la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Cette reconnaissance a permis d’améliorer leurs conditions de travail et de revaloriser l’allocation personnalisée d’autonomie. L’entrée en vigueur de cette loi a aussi introduit la notion de droit au répit, un indispensable pour permettre aux aidants de concilier leur vie personnelle et professionnelle à leur vie d’accompagnant.

 

Une journée consacrée à la lutte contre la maltraitance des personnes âgées

La maltraitance des personnes âgées est une réalité non seulement en France, mais aussi dans d’autres pays développés et même en développement. Pour faire face à ce fléau et surtout lever le tabou sur ce phénomène, l’ONU a décidé d’instaurer chaque année, le 15 juin, une journée de sensibilisation sur la maltraitance des personnes âgées.

Une journée mondiale pour sensibiliser le plus grand nombre

La maltraitance des personnes âgées est un phénomène courant dans notre société. L’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’une personne âgée sur 10 est victime d’une maltraitance, que celle-ci soit d’ordre financier, psychologique ou sexuel. Le phénomène, semble pourtant peu alerter l’opinion publique puisque seulement un cas sur 24 fait l’objet d’une notification. Honte des victimes, leur incapacité à faire connaitre la maltraitance, ou indifférence de l’entourage, quelle que soit la raison, une chose est sûre, la société s’exprime peu ou pas du tout sur la maltraitance des séniors.

Pour sensibiliser le plus grand nombre sur ce phénomène qui touche les personnes du troisième âge, l’ONU a décidé d’instaurer une journée internationale pour lutter contre la maltraitance des personnes âgées. Cette journée de sensibilisation se déroule le 15 juin de chaque année. Pendant cette période, différents ateliers et conférences sont organisés un peu partout en France. Le 15 juin 2017, par exemple, une conférence gratuite, ouverte à tout public, sur la prévention de la maltraitance financière a été organisée au centre gérontologique départemental de Marseille.

Qu’est-ce que la maltraitance d’une personne âgée ?

La maltraitance envers une personne âgée peut prendre plusieurs formes. Cela peut aller du dénigrement du sénior par son soignant à l’abus financier, en passant par le défaut de soin et la maltraitance physique et l’abus sexuel. De récentes études ont pourtant déterminé que la forme de maltraitance la plus courante et la plus sérieuse est l’exploitation matérielle et financière des séniors. Cette exploitation financière peut également prendre plusieurs formes comme la fraude, l’utilisation abusive des procurations et des biens, le vol ou encore le refus d’accès à leur fonds.

La maltraitance peut toucher toutes les personnes âgées, mais il existe pourtant des profils plus vulnérables que d’autres. Ainsi, les séniors isolés socialement en raison d’un handicap cognitif ou physique sont les plus susceptibles de subir un tel abus de la part de leur entourage. Les personnes inscrites dans les établissements pour personnes âgées ne sont pas non plus épargnées. Soins négligés, attitudes inappropriées du personnel soignant, etc. sont autant de maltraitances auxquelles les personnes âgées peuvent faire face.

Comment reconnaitre un acte de maltraitance envers une personne âgée ?

Détecter une maltraitance envers les personnes âgées n’est pas toujours évident. Il existe toutefois des signes qui doivent alarmer. Si la personne âgée présente des traces de blessures qu’elle ne peut pas toujours expliquer, c’est peut-être le signe qu’elle est victime d’une maltraitance physique. Si elle montre des signes de dépression comme une insomnie, un manque d’appétit et d’intérêt, ou encore une apparence négligée ou si elle se montre apathique et trop calme, il faut s’alarmer. Ces signes peuvent être la conséquence d’une maltraitance.

Le comportement de l’aidant peut aussi refléter la présence d’une maltraitance. Si celui-ci se plaint constamment du sénior dont il prend soin, s’il le réprimande sans cesse et l’isole, cela peut cacher une forme de maltraitance.

Ces plateformes qui permettent aux seniors de transmettre leur savoir aux jeunes

Avec Internet, les plateformes collaboratives sont désormais légions. Au cœur de leur fonctionnement : le partage de savoir-faire et de services. Cette nouvelle économie, centrée sur la collaboration, est l’occasion de nombreux échanges, intergénérationnels entre autres.

Des seniors de plus en plus connectés

Si vous pensiez que les personnes âgées étaient dépassées par les nouvelles technologies, détrompez-vous ! Les seniors n’ont rien à envier aux petits jeunes car ils sont de plus en plus digitalisés. Abonnés à de nombreuses Newsletters, adeptes de Wikipedia, parfois même de Facebook, les sexa-, septua- et octogénaires sont, pour nombre d’entre eux, férus du Web !

Ainsi, d’après l’institut français des seniors (IFS),

  • 10,5 millions d’internautes français sont âgés de plus de 50 ans ;
  • Près de 70% des plus de 50 ans ont un ordinateur personnel ;
  • Près de la moitié des plus de 50 ans se connectent quotidiennement à Internet…

Bref, on le voit bien : les seniors ne sont pas moins connectés que le reste des Français. Toutefois, il convient de relativiser ces chiffres car une fracture numérique demeure : celle qui touche les plus de 75 ans qui, eux, se connectent moins naturellement (bien que cette fracture tende à se réduire grâce à la mise sur le marché d’appareils dédiés à cette tranche d’âge).

Des plateformes de services consacrées aux retraités actifs

Dans ce contexte, il paraît évident et normal de voir naître des plateformes destinées aux seniors et à l’échange de services entre les différentes générations. On connaissait déjà les sites, comme Paupiette, permettant aux étudiants de déjeuner ou dîner chez un retraité, ou encore ceux comme Un toit 2 générations, favorisant la cohabitation entre générations. Désormais, les retraités, jeunes et moins jeunes, peuvent transmettre leur savoir et savoir-faire grâce à Internet.

Créée en 2016, la plateforme Les talents d’Alphonse  met ainsi en relation des jeunes retraités d’Île-de-France avec des « curieux » de toutes les passions : couture, tricot, langues étrangères, photographie, dessin, piano, solfège, chant… tout y passe ! Pour 15€ de l’heure, tout un chacun peut profiter de l’expérience de ces seniors encore actifs qui, bien que retraités, ne veulent pas couper avec le monde du travail. Une idée qui plaît puisque, sur le même principe, on retrouve Nabaka, une plateforme qui propose les mêmes services, en Belgique cette fois-ci.

Mais le concept n’est pas nouveau, il faut le dire. Le site seniorsavotreservice.com permet en effet, depuis 10 ans déjà,  à des seniors de proposer leurs services en tant que bricoleurs, gardes d’enfants, cuisiniers ou autres… L’expérience est différente toutefois puisqu’il ne s’agit pas ici d’une transmission de savoir et de savoir-faire mais bien d’un service rémunéré.

Quoi qu’il en soit, ces différentes plateformes collaboratives témoignent bien d’un fait majeur : Internet, que l’on accuse souvent de couper les jeunes générations du monde réel, permet aux personnes âgées de ne pas rester seules, chez elles et de continuer à exercer leur passion, tout en transmettant leur expérience.

PV handicap : aux États-Unis les passants verbalisent le stationnement illégal

Souvent libres et plus près des commerces, en France comme aux États-Unis, les places de stationnement pour personnes handicapées sont souvent occupées par des individus valides. Bien que sanctionné par une amende, ce fait est de plus en plus courant. Et si les États-Unis avaient trouvé la solution ? À Houston au Texas, une formation est proposée aux habitants afin de faire respecter la loi du stationnement soi-même.

À qui sont destinées les places pour handicapés

En France, une personne en situation d’invalidité reçoit une carte européenne de stationnement, remplacée progressivement depuis le 1er janvier 2017 par la Carte Mobilité Inclusion, qui lui permet de se garer librement sur les stationnements réservés aux personnes handicapées.

Une personne à mobilité réduite ou ne pouvant être autonome pour effectuer ses déplacements est considérée comme étant en situation d’handicap et peut alors en bénéficier. Rentrent dans cette situation toutes personnes dont la zone de marche se limite à 200m, portant une prothèse à un membre inférieur, ayant le besoin d’une aide humaine ou technologique ou encore d’un appareil à oxygène lors de ses déplacements. Une personne en fauteuil roulant dispose automatiquement de cette carte.

En aucun cas ces places ne doivent être utilisées par des individus ne remplissant pas ces caractéristiques. Dans le cas contraire, une amende de 135€ est appliquée et une mise en fourrière du véhicule peut être envisagée. Si la sanction est présente, elle n’est pourtant pas totalement dissuasive.

Texas : une formation pour faire respecter le stationnement

Les États-Unis semblent avoir trouvé une solution contre ces stationnements frauduleux sur les places pour handicapés. En effet, à Houston au Texas, Park Houston organise un programme d’application de la loi sur le stationnement. Il s’agit d’une participation citoyenne sous forme de bénévolat pour aider les forces de l’ordre à sanctionner par une amende de 500$ tout individu qui se gare sans autorisation sur les places pour personnes handicapées. L’objectif est de réduire cet abus lié aux stationnements handicapés et de faire appliquer le temps obligatoire de stationnement.

Après vérification de leurs antécédents, les volontaires sont alors amenés à faire une formation de 4 heures qui leur enseigne la législation en vigueur sur les stationnements, afin qu’ils puissent appliquer correctement la loi et la manière de rédiger une contravention. Par la suite, ils doivent valider leur apprentissage par un test et, en cas de réussite, une casquette et un badge leur sont donnés. Bien que cette pratique semble fonctionner, elle n’est toutefois pas actuellement envisagée en France.

Des limites établies

Toutefois, ces bénévoles doivent impérativement être distingués d’un agent de la paix, ils ne peuvent en aucun cas faire appliquer d’autres lois civiles, routières ou criminelles. De plus, leur autorisation d’appliquer la loi ne se réduit qu’à la ville d’Houston bien que d’autres villes américaines commencent à adopter l’idée. Plus important, faire respecter le stationnement pour handicapés ne justifie pas le port d’arme qui leur est strictement interdit. Pour finir, le bénévolat n’implique pas de transaction financière, ces personnes ne sont donc pas rémunérées par la ville pour leur aide.

Le viager : comment ça fonctionne ?

Le viager est une forme d’achat immobilier d’un genre particulier qui consiste pour l’acheteur à verser une rente mensuelle au vendeur jusqu’au décès de ce dernier ou à son départ du logement. Comment fonctionne ce mécanisme juridique ? Est-il intéressant pour les parties en présence ? Cet article vous donne toutes les informations à connaître sur le viager.

Le viager côté acquéreur : un prix sous forme de rente et une occupation différée

La vente en viager possède deux particularités qui en font un mode d’acquisition immobilier pour le moins atypique : d’une part l’acquéreur n’a pas à verser la totalité du prix de vente au moment de la conclusion du contrat, comme c’est le cas dans les autres formes de vente immobilière. D’autre part, l’occupation du bien qu’il continue d’acquérir au fil du temps ne sera rendu possible pour l’acquéreur qu’au moment du décès du vendeur ou au départ de ce dernier du logement.

Prix du viager : un bouquet initial et une rente calquée sur la durée de vie du vendeur

Comment se passe le versement de la rente ? De manière concrète, au moment de la conclusion du contrat l’acquéreur verse ce que l’on appelle un bouquet. Il s’agit d’un capital initial librement déterminé entre les parties et non obligatoire. Il peut atteindre jusqu’à 50% de la valeur totale du bien mais est traditionnellement fixé à 30%. Le solde du capital est alors converti en ce que l’on dénomme la rente viagère – rente que l’acquéreur devra verser au vendeur tous les mois, jusqu’à la mort ou au départ du logement de ce dernier. A noter que le bouquet n’est pas imposable, ce qui est un argument fiscal intéressant en faveur du viager. Sachez enfin qu’en pratique, l’évaluation du prix du bouquet initial dépend de trois facteurs : l’âge du vendeur, l’état de son patrimoine et la valeur du bien.

Le viager : une situation gagnant-gagnant

Du point de vue du vendeur, ce type de contrat permet de jouir d’une rente mensuelle qui constitue souvent un complément bienvenu à la retraite. Quant à l’acquéreur, l’avantage porte également sur le prix mais pour une raison différente : étaler les créances sur le long terme permet de ne pas avoir à contracter de prêt ni à avancer une somme trop considérable.

Les causes de nullité du viager

L’opération viagère peut être frappée de nullité (déclarée invalide) dans deux cas définis par la loi :

  • Si la valeur de la rente est égale ou inférieure au revenu du bien vendu – il y aura dans ce cas « absence de prix réel et sérieux » ;
  • Si le vendeur est atteint d’une maladie grave dont l’acquéreur est informé ou bien encore si le vendeur décède dans les 20 jours suivant la signature du contrat, d’une maladie contractée avant la conclusion du viager – il y aura alors « absence d’aléa » c’est-à-dire que le caractère incertain qui fait l’essence du viager est volontairement biaisé par l’une ou l’ensemble des parties.

Le viager peut donc être une solution intéressante… même si le film de Pierre Tchernia avec Michel Serrault et Galabru tend à faire croire le contraire !

Retraités et actifs : c’est bon pour le moral !

Par nécessité financière, goût de l’effort ou besoin de rester relié aux autres de nombreux retraités continuent de travailler. Et si les raisons qui les poussent à le faire sont diverses, un critère commun les rassemble toutefois : l’envie d’être utile.

Travailler après la retraite : un pari tout bénéfice

Les raisons qui poussent certains retraités à reprendre une activité professionnelle sont aussi diverses que variées. Le fait de maintenir son niveau de vie ou d’arrondir ses fins de mois rentre évidemment en compte. Mais au-delà de l’aspect pécuniaire, le bien-être psychique et physique importe beaucoup. Continuer à travailler après la retraite serait synonyme de bien vieillir selon de nombreuses études menées en Europe et en Amérique du Nord. Lorsqu’on sait que l’isolement des seniors accélère le processus de vieillissement cérébral et la perte de mémoire, il est aisé de comprendre en quoi la recherche du lien social détermine l’envie de travailler après la retraite. C’est également une approche valorisante, qui place l’expérience de vie au cœur du processus d’embauche. Enfin la démarche des retraités actifs est constructive pour la société dans son ensemble dans la mesure où elle encourage la collaboration intergénérationnelle.

Quelles activités professionnelles pour les retraités actifs ?

Les services d’aide à la personne constituent un secteur d’emploi plébiscité par les retraités actifs. Jardinage, garde d’enfants, bricolage sont autant de « petits jobs » rémunérateurs et réalisables dans un environnement familier. La rémunération de ce type de service d’aide à domicile s’effectue en chèque emploi service universel (Cesu) par l’employeur.

L’assistanat (aux entreprises ou plus rarement aux particuliers) constitue également un secteur porteur. Les postes en secrétariat, en comptabilité ou de transport de personne par exemple, ont en commun de nécessiter une expérience dont peuvent alléguer les personnes retraitées et qui rassure les employeurs.

Sachez enfin qu’il existe des sites internet dédiés à l’emploi des seniors tels que www.seniorjob.fr ou www.seniorsavotreservice.com qui portent à votre connaissance des annonces d’emploi et vous mettent en relation avec des particuliers ou des entreprises qui recrutent.

Les retraités qui travaillent : un phénomène qui gagne de l’ampleur

Il semble plus que probable que la crise financière cumulée à la dette nationale ainsi qu’à un système de retraite par répartition qui s’essouffle contribuent à ce phénomène. Néanmoins les habitudes évoluent aussi au gré de l’allongement de la durée de vie. Selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse les retraités (du privé) qui travaillent seraient plus de 500 000, soit plus de 4% des cotisants au régime général. La durée de ce cumul travail-retraite est de 3 ans et demi au-delà desquels les personnes tendent à se retirer pour de bon et à savourer les fruits de leurs labeurs en totale quiétude.

Fin de vie : essayons d’y penser

Le 20 février 2017 le gouvernement a lancé une campagne de communication à grande échelle pour informer les Français sur la fin de vie. La raison ? Une loi promulguée le 2 février 2016 (et sans doute passée un peu inaperçue dans les différents médias) qui crée de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Voici ce qu’il faut en retenir :

La loi Léonetti de 2005 sur la fin de vie

La loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005 – dite loi Léonetti – vient encadrer les questions soulevées par la fin de vie dans l’objectif d’éviter aussi bien l’euthanasie que l’acharnement thérapeutique (qu’elle nomme « obstination déraisonnable »). Sous certaines conditions très encadrées, elle autorise le patient à demander l’arrêt d’un traitement médical dont l’administration lui est insupportable. Pour autant, les soins (accompagnement psychosocial, spirituel, allégement des souffrances et traitement des symptômes les plus douloureux) ne doivent jamais cesser d’être prodigués par le corps médical au patient en fin de vie.

Une distinction importante est donc opérée entre la notion de traitement médical, qui peut engendrer une souffrance réfractaire insupportable, et les soins palliatifs, qui désignent l’ensemble des actes dispensés à un patient pour le maintenir dans un état le moins douloureux possible jusqu’à la fin de sa vie.

Concrètement, la Loi Léonetti de 2005 permet au patient en fin de vie de demander à ce que le corps médical cesse de lui administrer un traitement trop lourd. S’il est inconscient, cela pourra néanmoins être rendu possible s’il en a fait le choix via la rédaction d’une directive anticipée ou par le biais d’une personne de confiance (« porte-parole » du malade).

La loi du 2 février 2016, prolongement de la loi Léonetti de 2005

La mise en œuvre par les médecins de toutes les actions nécessaires au soin des personnes malades est un devoir qui trouve sa limite dans les cas très spécifiques où les soins apportés se montrent inutiles, disproportionnés ou qu’ils n’ont pour effet que le maintien de la personne dans un état végétatif. La nouvelle loi permet l’accomplissement d’une « sédation profonde et continue » jusqu’au décès du patient.

Deux cas seulement autorisent le corps médical à y procéder :

  • Si le patient souffre d’une affection grave et incurable, que son pronostic vital est engagé à court terme et qu’il manifeste une souffrance réfractaire aux traitements ;
  • Si le patient souffre d’une affection grave et incurable, qu’il demande l’arrêt de son traitement et que cela risque d’entraîner son décès à très court terme dans une souffrance insupportable.

Dès lors, les soins peuvent être suspendus sur décision d’une assemblée collégiale (définie par voie réglementaire). La loi reconnaît également l’hydratation et la nutrition du patient comme étant des traitements et non plus des soins. Ainsi, en qualité de traitements, ces mesures peuvent être arrêtées en vertu de l’opposition à l’acharnement thérapeutique.

Si l’assemblée collégiale s’accorde à mettre fin à l’administration de traitements, les médecins et le personnel hospitalier devront tout mettre en œuvre pour traiter la douleur et soulager les symptômes du patient ainsi que pour l’accompagner ainsi que ses proches vers sa fin de vie.

Un gant intelligent pour lutter contre Parkinson

« On ne peut rien faire ». Alors même que, de l’aveu des infirmières qui s’en occupaient,  les médicaments n’agissaient plus sur elle, un étudiant en médecine refuse de se résigner devant la souffrance d’une patiente âgée atteinte de la maladie de Parkinson. L’envie de lui venir en aide, et à travers elle, d’aider tous les malades de Parkinson le porte à considérer une solution mécanique et non médicamenteuse.

Les lois de la physique au service des malades

Faii Ong teste alors différents matériaux tels que des élastiques, des dispositifs hydrauliques ou même des systèmes robotisés dans l’idée de concevoir un mécanisme susceptible de stabiliser les mouvements incontrôlés.

Il opte finalement pour le gyroscope. Ce dispositif – relativement ancien – possède un axe de rotation qui conserve toujours le même sens quels que soient les changements de direction que prendra le véhicule porteur. Le véhicule porteur sera dans ce cas la main de la personne malade et l’axe de rotation tournant toujours dans le même sens, le GyroGlove.

Appliquée aux mouvements saccadés et aux tremblements induits par la maladie de Parkinson sur le système nerveux humain, la physique particulière du mouvement gyroscopique permet de stabiliser des gestes tels que porter une cuillère à la bouche ou même passer un fil dans le chas d’une aiguille.

In fine le GyroGlove permettrait de réduire jusqu’à 90% des tremblements.

Des améliorations successives mais pas encore de commercialisation

Avant de parvenir à un résultat satisfaisant en 2014, Faii Ong et ses collègues de l’Imperial College School of London ont testé de nombreux prototypes. Ong avait alors en tête une sensation bien précise de l’effet de stabilisation des mouvements auquel il souhaitait parvenir. Il le comparait au fait de plonger la main dans un liquide sirupeux très épais et de tenter de la remuer.

Après s’être constituée en société – baptisée GyroGear –, l’équipe de jeunes chercheurs a présenté son innovation dans une série de concours axés sur les biotechnologies et a remporté en 2015 la plus grosse compétition Européenne dédiée aux startups travaillant sur les nouvelles technologies. Avec sa récompense de 10 000 £, GyroGear a investi dans le développement et l’amélioration de son GyroGlove.

À ce jour, ce dernier n’est toujours pas commercialisé. Néanmoins on connaît déjà son prix qui devrait se situer entre 400 et 600 £ , soit 450 et 690€.

Les chercheurs, ingénieurs et médecins de GyroGear ont par ailleurs d’autres ambitions : le développement d’un dispositif similaire pour les autres membres du corps touchés par les tremblements (comme les jambes) mais également l’adaptation d’une version du GyroGlove pour le bénéfice des professionnels dont l’activité requiert de stabiliser le poignet ou la main (tels que les photographes, les chirurgiens ou les athlètes par exemple).

Vieillesse et addiction : un risque réel

Minoritaire mais pas marginale : la surconsommation de substances en vente libre ou sur ordonnance par les séniors entraîne un vrai danger d’addiction. Un phénomène en augmentation, qui ne trouve pour l’instant que peu d’écho auprès des professionnels de la santé.

Un impact physiologique démultiplié par l’âge

Comment l’addiction se caractérise-t-elle ? Par l’impossibilité pour le sujet de contrôler un comportement récurrent alors même qu’il est pleinement conscient des répercussions néfastes que celui-ci entraîne sur sa santé et son bien-être. Qu’il s’agisse de substances médicamenteuses délivrées sur ordonnance (antidépresseurs, myorelaxants, anxiolytiques), de produits en vente libre (tabac, alcool) ou même de jeu, l’impact physiologique de la dépendance est proportionnel à l’âge du sujet. Par ailleurs la consommation simultanée d’alcool et de médicaments pose un réel problème d’interactions préjudiciables des substances. Cela concerne notamment la classe des psychotropes (somnifères, sédatifs) au contact desquels l’alcool peut sévèrement endommager le métabolisme du foie.

Chutes, pertes de mémoire, irritabilité : des risques à mettre au compte de l’addiction

Tout comme avec l’exemple de l’alcool, les autres substances médicamenteuses peuvent entraîner, lorsqu’elles sont consommées à l’excès, des risques tels que des chutes fréquentes, une perte de poids anormale, de l’agitation et une aggravation de l’affaiblissement des fonctions intellectuelles liées à l’âge. En outre, une étude récente démontre qu’une prescription prolongée, associée à une consommation régulière d’anxiolytiques et de somnifères favoriseraient le déclenchement précoce de la maladie d’Alzheimer. Un résultat qui pourrait sensibiliser les médecins à ce phénomène et les pousser à alléger leurs ordonnances ou à revoir le maintien dans le temps de certains traitements.

L’addictologie des séniors : une absence quasi-totale de prise en charge spécialisée

Alors que, selon le Ministère de la santé, les comportements addictifs sont responsables d’environ 30% des décès prématurés en France, le phénomène de l’addiction des séniors est encore relativement méconnu. On estimait en 2000 que le nombre de personnes âgées de plus de 50 ans et souffrant d’une addiction doublerait d’ici à 2020 et cela semble être en passe de se réaliser. Pourtant, il n’existe à ce jour qu’un nombre infime de centres spécialisés dans l’addictologie des séniors. Que faire ? En cas de dépendance à l’alcool, le premier interlocuteur à solliciter est le médecin traitant qui pourra alors orienter le patient vers une consultation en addictologie. Même chose pour le tabac et les médicaments : une consultation extérieure pourra déterminer la marche à suivre vers la guérison. Il est néanmoins important que les auxiliaires de vie et le personnel soignant soient à l’affût des signes induisant un comportement d’addiction (chutes fréquentes, pertes de mémoire à répétition) afin de venir en aide à des personnes qui, parfois, ont trop honte ou trop peur pour se déclarer d’elles même .

La dépendance n’est pas une fatalité, il est simplement important de la signaler afin de permettre une prise en charge rapide et de se prémunir ainsi des répercussions dommageables pour la santé.

Après les chiens guides d’aveugles, les chiens du silence guident les sourds

Les chiens guides d’aveugles sont une solution extrêmement répandues pour favoriser l’autonomie des personnes malvoyantes ou aveugles. Mais qu’en est-il des individus atteints de surdité ? Déjà connus depuis une dizaine d’années aux États-Unis, au Canada ou encore au Royaume-Uni, les chiens écouteurs sont une précieuse aide pour les malentendants. Peu connus en France, l’association « Les chiens du silence » tente d’y remédier.

Surmonter la surdité : les « chiens du silence »

Si les formations pour chiens guides d’aveugles sont multiples en France, il n’en est pas de même pour les chiens écouteurs. En partant de ce constat, Cathy Bire et son mari se sont lancés dans la création de l’association « Les chiens du silence » en 2010. À Escondeaux, dans les Hautes-Pyrénées, les chiens écouteurs voient le jour afin de pouvoir pallier le handicap auditif des personnes sourdes et malentendantes. Les oreilles des chiens remplacent les oreilles des hommes pour leur permettre d’accéder à une meilleure autonomie au quotidien.

L’individu touché par ce handicap souhaitant bénéficier de l’un de ces accompagnateurs canins doit faire la demande auprès de l’association. Une carte d’invalidité doit être fournie ainsi que l’envoi d’un dossier rempli. Après validation de la commission d’attribution de l’association, un chien est remis gratuitement. Depuis son commencement, l’association a fourni 24 chiens.

Une formation rigoureuse

Le centre se concentre sur la formation de bergers australiens qui se démarquent par leur capacité auditive à distinguer les sons. De plus, ils possèdent un gabarit adéquat (50cm au garrot en moyenne) et sont aussi reconnus pour leur calme et leur sociabilité. Leur formation consiste d’une part à l’obéissance et d’autre part à l’indication de sons.

Lorsque que les futurs chiens du silence ne sont encore que des chiots, ils sont envoyés seize mois dans une famille d’accueil. Par la suite, ils rejoignent les locaux de l’association pour suivre leur formation de six mois. Leur leçon principale est de savoir reconnaître les sons du quotidien, au minimum 30, afin de pouvoir assister la personne dans le besoin. Ils doivent également apprendre à réagir aux ordres oraux de leur futur maître mais aussi au moins à 10 ordres de la LSF (Langue des Signes Française). Pour finir, ils sont dressés afin de supporter le stress de la foule des lieux publics.

Les chien écouteurs, des oreilles au quotidien

Une fois remis aux personnes nécessitantes, les chiens écouteurs seront un soutien auditif. Ils assisteront les sourds et les malentendants dans des situations de tous les jours en prévenant leur maître en cas de sonnerie de réveil, du téléphone, d’interphone, de pleurs ou d’appels d’un enfant ou encore d’interpellation dans la rue… Mais surtout, leur aide permet de se prémunir du danger puisqu’avec le disfonctionnement de l’ouïe, les éléments en dehors de leur champ de vision n’en sont que plus dangereux comme le klaxonne ou le freinage d’une voiture. Ces petits compagnons seront aussi un soutien moral en empêchant les individus touchés par ce handicap de se sentir isolés socialement.

Un gène permettrait le dépistage préventif de la rupture d’anévrisme cérébral

En France, 1 à 3% de la population est porteuse d’un anévrisme intracrânien touchant en particulier les femmes. Chaque année, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la rupture d’anévrisme cérébral causent environ 30 000 décès. Si cette anomalie peut être dépistée lorsqu’elle est située à l’abdomen, il n’en est pas de même pour la rupture d’anévrisme cérébrale asymptomatique. Toutefois, selon des chercheurs nantais un gène permettrait sa prévention.

Qu’est-ce qu’une rupture d’anévrisme ?

L’anévrisme est la malformation d’une artère qui grossit par la pression sanguine, ce qui fragilise sa paroi. Elle touche essentiellement l’aorte abdominale et certaines artères cérébrales. Le danger est que l’anomalie cérébrale présente peu de symptômes voire aucun. Les vertiges, la vision trouble, les migraines ou les pertes d’équilibre peuvent être des alertes souvent ignorées. Bien que l’obésité, le diabète, le tabagisme soient des facteurs à risque, la rupture d’anévrisme intracrânienne ne présente pas de signe avant-coureur ce qui rend son dépistage difficile. Elle est alors une bombe à retardement mortelle qui peut exploser après de longues années à cause de l’augmentation de la tension ou d’une paroi de l’artère en mauvaise état. Et si le dépistage de l’anévrisme cérébral n’était plus hypothétique ?

L’implication d’un gène dans l’anévrisme intracrânien

La découverte de chercheurs français venant de Nantes va permettre de révolutionner le dépistage et un potentiel traitement de l’anévrisme intracrânien. En effet, en collaboration avec l’INSERM et le CHU de Nantes, un groupe de chercheurs de l’institut du thorax a publié dans The American Journal of Human Genetics les résultats de leurs recherches sur le gène ANGPTL6 qui serait responsable de ces dilatations vasculaires.

L’étude s’est appliquée sur l’ADN de plusieurs personnes d’une même famille présentant un anévrisme, puis de cinq familles différentes. Dans chaque cas, l’analyse a démontré la même anomalie sur le gène ANGPTL6. Une mutation du gène semble être présente chez les individus atteints d’anévrisme cérébral. Les tests ont été étendus à d’autres patients démontrant également les mêmes anomalies dans ce gène. En conclusion, les personnes révélant cette mutation possèdent 50% en moins de protéine codée par le gène. L’hypertension est aussi analysée comme un facteur à risque dans le développement de l’anévrisme. Après sa publication, cette recherche a conduit à un dépôt de brevet concernant l’anévrisme cérébral.

Vers un dépistage futur

Si 3% de la population française est touchée, 3% pourront alors être dépistés et potentiellement sauvés grâce à cette étude. En exécutant une simple prise de sang, les médecins pourront alors rechercher une protéine spécifique dans le sang responsable de cette anomalie. La mesure de l’activité de cette protéine permettra le dépistage préventif de l’anévrisme intracrânien.

Cependant, aucune prise de sang ne certifie la malformation d’une artère cérébrale, elle indique les personnes à risque et susceptibles d’être touchées par un anévrisme. Le diagnostic final ne peut se faire que par une IRM cérébrale qui concrétisera la présence et l’évolution de l’anévrisme. Beaucoup trop coûteuse, elle sera prescrite aux patients dont la prise de sang aura détecté l’anomalie sur le gène ANGPTL6.

Handicap et patrimoine : l’Unapei sort son nouveau guide

En septembre dernier, l’Unapei (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) publiait son nouveau Guide sur la gestion des ressources et du patrimoine des personnes handicapées. Cet ouvrage très complet répond à toutes les questions concrètes que chacun peut se poser à ce sujet.

La gestion du patrimoine, un enjeu majeur pour les parents d’enfant handicapé

L’une des questions que se posent souvent les parents et accompagnateurs des enfants handicapés est celle-ci : qu’adviendra-t-il après leur décès ? Comment l’enfant, devenu adulte, pourra-t-il subvenir à ses besoins ? Cette préoccupation est majeure car les contraintes spécifiques au handicap mental sont réelles. Quels sont les droits des personnes handicapées en matière de protection juridique ? Quelles sont les aides et allocations auxquelles elles peuvent prétendre ? Qu’en est-il de la fiscalité ?

Bref, les questions sont nombreuses et les réponses pas toujours évidentes à trouver. Il existe cependant quelques outils destinés à bâtir une véritable stratégie patrimoniale. Vous pouvez en effet assurer des ressources à la personne handicapée via une donation ou un legs. Vous pouvez aussi lui transférer un bien grâce aux libéralités (graduelle ou résiduelle). Enfin, si la personne concernée n’est pas votre enfant, sachez que vous pouvez aussi lui léguer des biens : la quotité disponible est en effet la part de votre patrimoine que vous pouvez librement transmettre à un tiers, quel qu’il soit. Elle est calculée en fonction du nombre d’héritiers (c’est-à-dire d’enfants) que vous avez. Si vous n’avez qu’un enfant par exemple, vous devez lui léguer la moitié de votre patrimoine et vous disposez totalement de l’autre moitié. À vous de voir à qui vous la léguerez.

De la même manière, si un parent souscrit une assurance décès, une rente viagère sera versée automatiquement à la personne handicapée. Et cette rente n’a aucun impact sur les prestations telles que l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) ou encore la Prestation de compensation du handicap (PCH). Enfin, vous pouvez aussi souscrire un contrat Épargne handicap par exemple.

Handicap et gestion des ressources : les questions et réponses de l’Unapei

Vous l’aurez compris, il existe bien des solutions pour faciliter la gestion du patrimoine des personnes handicapées et s’assurer qu’elles ne manquent de rien après la mort de leurs tuteurs. Toutefois, puisque ces solutions sont nombreuses, il est parfois difficile de s’y retrouver et de savoir précisément laquelle choisir, sans jamais léser aucun des partis.

C’est là que le guide édité par l’Unapei s’avère utile ! Réalisé en partenariat avec le cabinet Jiminyconseil, il s’organise autour de 26 fiches présentées sous la forme de questions-réponses. Il aborde alors tous les cas de figure et s’adresse autant aux parents et familles qu’aux personnes handicapées elles-mêmes ou encore aux accompagnants, bénévoles et professionnels. L’idée est de fournir au lecteur tous les conseils pratiques qui le rassureront : oui, les personnes porteuses d’un handicap mental peuvent avoir accès à un patrimoine !

Faire l’expérience d’un corps de 80 ans avec le simulateur de vieillissement

Pertes auditives, problèmes lombaires, troubles osseux et glaucome : voici quelques-unes des affections subies par le corps humain dans le grand âge. Afin de sensibiliser le personnel soignant des établissements médicalisés à la perte d’autonomie engendrée par le vieillissement, des formations de choc ont été mises au point. Les personnes qui y participent sont invitées à revêtir un exosquelette simulant les effets de la perte de motricité et du vieillissement.

Une expérience de simulation du grand âge permise par la technologie

A l’exemple d’Alep Prévention, nombreuses sont les sociétés spécialisées dans les formations préventives destinées aussi bien au secteur privé qu’au secteur public, à une audience globale qu’à un public spécialisé. Ce dernier cas rassemble notamment les professionnels qui travaillent au service des personnes âgés dépendantes. Dans le but de les sensibiliser aux maladies invalidantes qui touchent leurs pensionnaires, la formation « Simulateur de vieillissement » d’Alep Prévention consiste à faire revêtir aux aidants un exosquelette qui récréé les situations de dépendance et de perte d’autonomie vécues par les séniors dépendants.

Par « exosquelette », on entend un ensemble d’appareillages qui entravent volontairement les mouvements, la vue et l’ouïe, entre autres. Les participants expérimentent le glaucome, la DMLA et la cataracte grâce au port successif de trois paires de lunettes simulant ces maladies. Ils éprouvent la perte auditive avec un casque dont le port abolit certaines fréquences sonores. Surtout, ils constatent les nombreuses difficultés motrices liées aux troubles osseux, articulaires ou lombaires par le port d’orthèses sur certains membres comme les genoux, les pieds ou encore les coudes.

L’objectif du simulateur de vieillissement : améliorer la prise en charge des séniors et lutter contre les préjugés

Après avoir eux-mêmes expérimenté les entraves subies par un corps de 80 ans, les personnels soignants devraient être mieux à même de discerner quelles activités sont, ou non, à la portée d’une personne âgée dépendante. Ils sont mieux préparés à adopter le comportement qui convient afin de communiquer avec une personne malvoyante ou malentendante. Surtout, ils peuvent adapter leurs soins afin d’aider les personnes à conserver une autonomie relative.

Par ailleurs, certains stéréotypes déplaisants à l’égard des personnes âgées ont la vie dure : elles seraient rétives à tout changement, incapables de prendre des décisions avisées et devraient être protégées d’elles-mêmes en permanence. L’expérience proposée par le simulateur de vieillissement permet une prise de recul de la part des « valides » sur les difficultés bien réelles rencontrées par les séniors dépendants dans leur quotidien. Une manière d’écarter les conséquences alarmantes qui découlent de la réception par les aînés des préjugés dont ils sont victimes : recul de la confiance en soi, dépression, voire même diminution de l’espérance de vie.

Cette expérience littéralement immersive, suscite à coup sûr l’empathie et remet en cause les préjugés éprouvés à l’encontre des aînés : n’hésitez pas à revêtir la combinaison à l’occasion !

EHPAD en France : le site logement-seniors.com fait le point

Plateforme consacrée au logement des séniors, le site logement-seniors.com a publié une infographie en mai 2017 afin de faire le point sur les EHPAD. Le constat est alarmant : face à une population française vieillissante, les places sont déjà réduites. Qu’adviendra-t-il dans un futur proche ?

Un doublement du nombre de séniors d’ici à 2040 : un challenge pour la société civile

Selon l’INSEE, les personnes âgées représentaient 21% de la population française en 2016, soit 15,7 millions de personnes. Un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2040, puisqu’elles constitueront alors 32% de la population totale, soit 22,6 millions de personnes. Cette augmentation spectaculaire de la population des personnes âgées à moyen terme pose un certain nombre de questions sociétales. Pourraient ainsi être remises en question les approches françaises en matière de retraites et d’épargne, de traitement de la dépendance et… de logement. En effet, la question de la perte d’autonomie est étroitement liée à celle de la recherche d’un lieu de vie adapté. Et s’il existe déjà une réponse en la matière avec les 7 883 Etablissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) existant aujourd’hui en France, cette offre peut – et doit – faire l’objet d’une réévaluation au regard des changements démographiques à venir.

Les EHPAD aujourd’hui en France : une moyenne de 10 lits pour 100 personnes

La situation actuelle des EHPAD frappe tout d’abord par le décalage financier entre le coût d’un tel hébergement et le budget dont disposent les personnes âgées. Dans un EHPAD privé, le tarif d’hébergement moyen est de 1 810 €. Dans un EHPAD public, il s’élève à 1 708 €. Deux solutions qui se heurtent à la réalité budgétaire des séniors français, puisqu’une retraite mensuelle moyenne s’élève dans l’Hexagone à 1 322 €. Ce delta est pour l’instant comblé par les différentes aides (APA, APL, Aides sociales) mais pour combien de temps encore ?

Dans un second temps, l’infographie révèle le déséquilibre frappant entre l’offre et la demande. Un déséquilibre illustré par des disparités géographiques (il existe 250 EHPAD pour le seul département du Nord, contre 25 EHPAD dans le département des Hautes-Alpes) mais également par un nombre insuffisant de projets de création d’EHPAD. Or ce dernier point s’avère crucial pour l’avenir car, afin de conserver la moyenne actuelle de 10 lits pour 100 personnes, il faudrait doubler le nombre de lits d’ici à 2040.

Quelles réponses des acteurs sociaux à la pénurie de places ?

Il faut reconnaître que si la création de nouveaux EHPAD reste timorée, c’est peut-être que la complexité des cahiers des charges et la longueur des procédures d’ouvertures découragent les promoteurs. La solution de l’accueil de jour semble se dégager de la consultation des acteurs sociaux. Les EHPAD auraient alors vocation à être au cœur d’une pluralité de services de proximité qui, tout en assurant des missions connexes ou similaires aux leurs, contribueraient également à les désengorger.

Si les pouvoirs publics semblent être les mieux placés pour répondre à la crise du logement des séniors, chacun peut également prendre sa part de responsabilité face à la dépendance. A l’instar de la société japonaise par exemple, dans laquelle toutes les générations d’une même famille cohabitent souvent ensemble dans des habitats pourtant réputés exigus.

Ces associations qui sensibilisent au handicap

Le handicap, qu’il soit physique ou mental est souvent stigmatisé. Les personnes valides, faute de connaissances, ne savent pas comment agir face à une personne handicapée et peuvent même se poser de nombreuses questions. C’est pourquoi les associations comme « Action handicap France », l’APF (association des paralysés de France) ou encore LADAPT organisent des ateliers pour sensibiliser au handicap et faire évoluer les mentalités.

Des actions pour changer le regard sur le handicap dès le plus jeune âge

Pour changer les mentalités durablement, mieux vaut commencer par les plus jeunes, qui sont les adultes de demain. Et les associations l’ont bien compris ! Elles sont nombreuses à se rendre dans les écoles, collèges et lycées pour sensibiliser les enfants et adolescents au handicap. Jeux, albums, livres, DVD et CD permettent de répondre aux questions des enfants mais aussi de les habituer à cette notion de différence. Les préjugés sont alors combattus et l’insertion des enfants porteurs de handicap à l’école est plus facile.

Pour mieux comprendre ce que vit l’autre, il faut le vivre soi-même

Outre les jeux et les discours, un véritable matériel pédagogique a été développé pour faire vivre aux personnes valides les difficultés que rencontrent les handicapés. Cécité, surdité et handicap moteur rendent en effet de nombreux gestes du quotidien très complexes. Or il n’est pas toujours évident de s’en rendre compte. Comment verser de l’eau dans un verre sans en renverser, quand on ne voit pas ce qu’on fait ? Comment demander son chemin quand on n’entend pas ? Comment sortir de chez soi quand on habite au 3ème étage, que l’on est en fauteuil roulant et que l’ascenseur est en panne ?

Pour bien comprendre la difficulté de ces gestes du quotidien, il faut parfois les vivre pleinement. Les associations proposent donc cette expérience aux enfants et adultes valides. De cette manière, ils sont mieux à même d’anticiper les contraintes des personnes porteuses de handicap mais aussi de les accompagner. Il n’est en effet pas évident de guider une personne aveugle quand on voit soi-même tout ce qui nous entoure. Il faut prendre en compte tous les petits obstacles qu’une personne valide franchit machinalement (la margelle d’un trottoir, une poussette, une poutre basse…) pour mieux avertir celui qui ne les voit pas.

Des rencontres organisées pour les adultes

Ce matériel pédagogique est à la fois proposé aux enfants et aux adultes pour les sensibiliser à toutes ces contraintes qu’ils ne rencontrent pas, eux, au quotidien. Bien plus, des rencontres sont organisées pour les adultes afin de discuter avec des personnes porteuses de handicap. La force d’un témoignage est toujours marquante en effet. Entendre un aveugle témoigner de sa difficulté réelle à se déplacer en toute sécurité ou voir un sourd signer son témoignage sur sa difficulté à se faire comprendre et à communiquer au jour le jour : l’expérience est poignante et permet de réaliser combien la société n’est pas toujours adaptée au handicap.

Alimentation des seniors : les aliments à privilégier pour une bonne santé

Si on veille scrupuleusement à l’alimentation des enfants – pour leur assurer une bonne croissance –, il ne faut pas non plus négliger celle des seniors. En effet, avec l’âge les besoins nutritionnels ne diminuent pas et une malnutrition risquerait de mettre la santé des personnes âgées – déjà fragile – en péril.

La dénutrition, un enjeu majeur chez les seniors

On le sait, l’organisme des personnes âgées fonctionne moins bien (on pourrait même dire, au ralenti). Les nutriments étant moins bien utilisés par le corps, il faut veiller à lui en apporter autant qu’avant, si ce n’est plus, pour rester en forme et mieux résister aux maladies. La bonne nutrition est donc plus que jamais un enjeu vital.

À l’inverse, la malnutrition risquerait d’endommager davantage l’organisme des personnes âgées, les rendant ainsi encore plus fragiles : perte de masse musculaire, qui entrave la mobilité ; plus grande vulnérabilité aux infections,…

Or ce besoin de bien se nourrir peut s’avérer d’autant plus difficile qu’avec l’âge, on prend moins goût à la nourriture. On devient certes moins sensible à la soif ; néanmoins il faut continuer à boire de l’eau, plate ou gazeuse et suffisamment pour consommer entre 1 et 1,5 litre d’eau par jour. De même, il faut continuer à manger, quitte à épicer les plats pour faire du repas un vrai moment de plaisir.

Santé des seniors : quels aliments privilégier ?

Comme tout un chacun, mais peut-être plus encore, les seniors doivent manger équilibrer ! C’est-à-dire qu’ils doivent :

  • Manger 5 portions de fruits et légumes par jour : cuits ou crus, voire secs pour les fruits, frais, surgelés ou en conserve… Peu caloriques, ils constitueront l’apport principal en vitamines et minéraux dont ont besoin les personnes âgées ;
  • Des féculents à chaque repas ;
  • Des produits laitiers trois à quatre fois par jour pour consolider la masse osseuse ;
  • Des protéines deux fois par jour (œufs, poissons, fruits de mer, viande)…

En revanche, les matières grasses et sucres ajoutés sont à limiter !

Mais ces règles qui, au final, s’appliquent à tous ne sont pas suffisantes. Car les seniors ont des besoins spécifiques. Ainsi, pour conserver une dentition saine et des gencives fortes, il est important de privilégier les aliments tendres. Il peut être plus aisé de manger des fruits cuits, car moins durs, ou du thon en miettes par exemple.

Le tout, en variant les repas pour s’assurer un apport complet en différents nutriments et éviter la monotonie.

Les bonnes pratiques pour faire du repas un moment de bien-être

La monotonie est en effet un risque avec l’âge : le goût étant moins sensible, le repas peut devenir triste. Il est alors essentiel de faire de ce moment important un événement social. En famille ou entre amis, le repas doit être, au moins deux fois par semaine, l’occasion de s’entourer et de discuter. Cela brisera les habitudes et donnera plus de saveurs, si ce n’est aux plats, du moins au repas !